Planification intégrée de développement et d'utilisation du territoire public intramunicipal révisée

Adoptée par la MRC en mai 2011, la nouvelle Planification intégrée de développement et d'utilisation du territoire public intramunicipal révisée (PIDU) sert de cadre d'intervention principal pour planifier et réaliser le développement et la mise en valeur des terres publiques intramunicipales (TPI).  Réalisée en concertation avec les intervenants régionaux, la planification vise une utilisation polyvalente et une mise en valeur harmonieuse des potentiels et des possibilités de développement qu’offre le territoire.  Elle doit respecter les principes poursuivis par l’État en matière d’aménagement, de gestion et de développement du territoire et être conforme aux préoccupations et aux besoins locaux et régionaux.

Cette planification qui est venue remplacer celle adoptée en novembre 1998 par la MRC, repose essentiellement sur les caractéristiques particulières du territoire public intramunicipal, sur les droits consentis, sur les divers outils de planification disponibles et sur les résultats des diverses consultations effectuées auprès des partenaires et des intervenants du milieu et de la population. La PIDU fait notamment état de la vocation attribuée et des usages autorisés à l’intérieur de chacune des dix grandes zones d’affectations de sol identifiées par la MRC.  Elle identifie le potentiel des terres en vue de les développer le plus efficacement possible et de manière durable. Elle favorise une utilisation harmonieuse des terres, permet d'encadrer les diverses interventions réalisées sur les TPI et sert de document de base aux autres planifications qui touchent ce territoire (villégiature, aménagement forestier, etc.). Elle peut être révisée ou modifiée au fur et à mesure des besoins, des nouveaux enjeux, des nouvelles tendances ou de l’amélioration de nos connaissances du territoire.

Modifications à la PIDU

Lors de l’élaboration de la PIDU, les choix de mise en valeur retenus pour les terres libres de droits fonciers et forestiers ont essentiellement été conditionnés par leur potentiel de production à court terme.  Or, la possibilité de développer sur les terres des projets structurants susceptibles de créer de l’activité économique au sein de la MRC a nécessité de modifier certaines affectations de sol puisque la vocation principale qui leur a été attribuée ne permettait pas ou limitait l’implantation des usages projetés. Les modifications apportées visaient à mieux répondre aux attentes exprimées par le milieu par une meilleure contribution des terres au développement local et régional.

Municipalité de Saint-Ludger-de-Milot

  • l’affectation forestière des lots 35 à 40 du rang I du canton de Milot a été modifiée pour une affectation industrielle visant le développement de la moyenne et de la grande industrie en y favorisant les utilisations reliées à la forêt, à l’extraction minière et à la production énergétique;
  • l’affectation agroforestière d’une partie des lots 1 à 6 du rang IV du canton de Milot a été modifiée pour une affectation agricole puisque le secteur est voué essentiellement à la culture de bleuets.

Municipalité d’Hébertville-Station

  • une partie de l’affectation forestière des lots 16 à 24 du rang III Est du canton de Labarre a été modifiée pour une affectation d’utilité publique (lieu d'enfouissement technique d’Hébertville-Station), tandis que l’autre partie a été modifiée pour une affectation de conservation afin de favoriser une meilleure cohabitation entre les activités du lieu d'enfouissement technique et celles des villégiateurs du secteur.  Il est à noter que les terres visées par le lieu d'enfouissement technique ont été depuis vendues à la Régie des matières résiduelles du Lac-Saint-Jean.